Dominique Pessayre Inserm Paris

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En 1784, Nicolas Beaujon, qui a occupé successivement les fonctions de fermier général, de conseiller d'État et de receveur des finances, fonde, à Paris, un établissement nommé hospice Saint-Nicolas. Sa mission : l’accueil, l'entretien et l'instruction de jeunes orphelins de la paroisse de Saint-Philippe-du-Roule, située dans le VIIIème arrondissement. Rapidement dénommé hospice Beaujon ou maison Beaujon, en hommage au généreux bienfaiteur, l'établissement est ensuite transformé par la Convention et prend la dénomination d’hôpital du Roule. En 1803, le conseil général des hospices confirme le changement de vocation de l'établissement mais lui réattribue le nom de son fondateur. En 1810, Beaujon compte 122 lits et en comptera plus de 600 en 1910.
Devenu trop vétuste et trop exigu, l’Assistance publique décide de construire un nouvel établissement à Clichy pour le remplacer. La première pierre est posée en janvier 1933 et l'hôpital ouvre en mars 1935.

Dans la première moitié du XXème siècle, les progrès réalisés dans le domaine de la lutte contre la contagion dans les établissements de soins ont une influence directe sur la conception architecturale des bâtiments, en remettant en cause le principe de l'isolement. La découverte des antibiotiques a progressivement raison des hôpitaux pavillonnaires. Par ailleurs, la prise en compte de la dimension économique de la santé dans la construction des hôpitaux engendre un nouveau modèle, conçu aux Etats-Unis, dans lequel la rationalisation des fonctions et des coûts s'exprime par la verticalité.
L’architecture du nouvel hôpital Beaujon intègre ces évolutions. Il devient ainsi le premier hôpital non pavillonnaire monobloc. Construit en béton, le bâtiment est formé d'un grand parallélépipède à redents orienté nord/sud de treize étages, censé conjuguer les avantages économiques d’une structure verticale et les vertus hygiéniques de l’altitude. Son architecture lui a d’ailleurs valu en France le surnom “d’hôpital gratte-ciel” : “l'hôpital bloc” est né.

L’hôpital Beaujon est reconnu comme l’un des centres majeurs dans l’étude du foie et de ses maladies. Ses spécialités médicales et chirurgicales s’articulent autour de deux grands axes d’excellence : les maladies de l’appareil digestif et celles de la tête, du cou et du rachis. Des techniques chirurgicales de pointe (transplantations d’organes) et des recherches et applications médico-chirurgicales de haute technicité y sont développées.
Il réunit par ailleurs deux centres de références des maladies rares (maladies vasculaires du foie et maladies lysosomales) et constitue l’un des centres de référence pour les neurofibromatoses, les surdités d’origine génétique et les maladies digestives et intestinales. Beaujon  accueille également dans ses locaux un centre de référence des tumeurs endocrines digestives.

Contributions de l’Inserm à la recherche sur le site

Le foie et ses pathologies

René Fauvert, médecin et biologiste, dirige l’une des premières unités d’hépatologie de l’Inserm, l’unité 24 “Isotopes, Physiopathologie hépatique”, de 1962 à 1970. Convaincu de l’importance des sciences fondamentales pour la compréhension des pathologies médicales, il sera le fondateur d’une lignée de personnalités marquantes, dont notamment Jean-Pierre Benhamou, Serge Erlinger et Pierre Berthelot. 

Jean-Pierre Benhamou succède à la direction de l’unité devenue “Physiopathologie hépatique” de 1971 à 1985. Sur les pas de René Fauvert, il mènera comme celui-ci activités de soins et recherche biologique et clinique. Il s’intéresse en particulier à l’hypertension portale, aux hépatites médicamenteuses et à l’insuffisance hépatocellulaire grave, domaines dans lesquels il va apporter, avec ses collaborateurs, de nombreuses contributions.

Serge Erlinger succède à son tour à la direction de cette unité “Physiopathologie hépatique” de1986 à 1998. Ses principaux travaux de recherche ont porté sur les mécanismes de la sécrétion biliaire et sur le rôle joué par les médicaments dans ces processus. Il en étudie également le métabolisme et le transport.

Pierre Berthelot, jeune chercheur, travaillera dans le laboratoire de René Fauvert de 1965 à 1971, avant de devenir un hépatologue de renom et le directeur de l’unité Inserm 99 “Pharmacologie et physiopathologie hépatiques” à l’hôpital Henri-Mondor, Créteil, de 1972 à 1979. 

Dominique Pessayre, a assuré la direction de l’unité Inserm 481 “Mécanismes et traitement des maladies du foie” de 1998 à 2004. Les travaux du laboratoire ont porté sur les mécanismes moléculaires et cellulaires de l’hépatotoxicité et sur la physiopathologie et le traitement des hépatites virales. Elle-même a tout particulièrement effectué ses recherches sur la mitochondrie, la mort et la prolifération cellulaires.

Les enzymes des éléments du sang

Pierre Boivin mène ses recherches sur les enzymes érythrocytaires normaux et sur leurs pathologies congénitales et acquises. Il dirige l’unité de recherche Inserm 160 “Enzymologie des cellules sanguines” de 1976 à 1988. Didier Dhermy, qui prend sa succession, poursuivra son œuvre dans les mêmes champs de recherche de 1989 à 1992.

Insuffisances respiratoires

Les travaux de René Pariente ont porté sur la fatigue des muscles respiratoires chez les patients en insuffisance respiratoire chronique, en décompensation aiguë et lors du choc cardiogénique dont la cause est la défaillance de la pompe cardiaque. Il a dirigé l’unité de recherche Inserm 226 “Mécanismes de genèse de l'insuffisance respiratoire” de 1978 à 1994.

Abdellah Mansouri PhD Toxicology

Course and current status

Abdellah Mansouri was trained in Dominique Pessayre Laboratory (former INSERM U481: Mechanisms and Treatments of Liver diseases), Hepatology unit at Beaujon Hospital, Clichy France. He obtained his Ph.D. degree at the University of Paris 7-Denis Diderot in 1998. He was postdoctoral fellow at the Department of Molecular therapeutics (Head: Dr. Gordon Mills) at MD Anderson Cancer Center at the University of Texas, Houston (USA) from 2000 to 2002. He was then recruited as Assistant professor/Health Research Scientist at the ‘Dept. of Cellular and Structural Biology, University of Texas Health Science Center/South Texas Veterans Hospital’ at San Antonio (USA) from 2002 to 2004. He was recruited as first class researcher at French National Institute of Health (INSERM) since 2005.

Scientific summary

The research conducted by Abdellah Mansouri focuses on central roles of mitochondria in drug- and alcohol-induced liver injury. He mainly investigates the mechanisms of mitochondrial dysfunction and mitochondrial DNA (mtDNA) damage inflicted by alcohol abuse, LPS and hepatotoxic drugs.

 

Websites:

 

http://www.inserm.fr

http://crb3.com/

http://www.univ-paris-diderot.fr/sc/site.php?bc=accueil&np=accueil

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